Le scribing rend vos réunions lisibles et mémorables. En direct, les idées se transforment en fresques visuelles qui structurent les échanges, clarifient les messages et rendent les décisions évidentes. Cette pratique combine mots‑clés, dessins et métaphores pour cartographier la discussion au moment où elle se déroule. Résultat : une mémoire commune qui reste, et un passage à l’action plus rapide.
Scribing : définition et différences avec les pratiques voisines
Pour bien situer le scribing dans la famille de la pensée visuelle, rappelons ses racines et ce qui le distingue des pratiques proches (graphic recording, facilitation graphique, sketchnote) en termes de posture, de livrables et d’usages.
Origines et évolution du scribing
Née dans les années 1970 dans le monde anglo‑saxon (Royaume‑Uni, Amérique du Nord), la pratique du scribing s’est développée dans les conférences et séminaires pour rendre les échanges visibles et compréhensibles en temps réel. Portée par le visual thinking et des pionniers comme David Sibbet ou Geoff Ball, elle s’est diffusée en France dans les années 2000–2010 au sein des entreprises, collectivités et événements publics.
Aujourd’hui, le scribing se pratique en grand format papier et se décline aux côtés du graphic recording et de la facilitation graphique selon le degré d’interaction souhaité.
Scribing, graphic recording et sketchnote : quelles différences ?
Le scribing met l’accent sur la synthèse en temps réel et la lisibilité collective.
Le graphic recording privilégie la fidélité du récit d’un événement.
La facilitation graphique ajoute une dimension d’animation et de guidage du processus.
Enfin, le sketchnote est une pratique individuelle, utile pour ancrer des contenus pour soi.
Chez Idéeïne, Corinne combine ces approches selon l’intention de la séance, le niveau d’interactivité souhaité et les livrables attendus.
👉 Bon à savoir : Quel que soit le format choisi, la lisibilité prime : titrage clair, blocs homogènes, liens visibles et contraste suffisant pour une lecture à distance.
Pourquoi utiliser le scribing en réunion ? Les bénéfices clés
Avant d’entrer dans la méthode, clarifions la valeur. Le scribing améliore l’attention, la compréhension et l’alignement du groupe, tout en créant un support decommunicationréutilisable.
Engagement, mémoire, passage à l’action
Le scribing capte l’attention et réduit les digressions : l’image « cadre » l’échange et rend visibles les priorités. La mémoire visuelle facilite le rappel des messages plusieurs jours après la réunion, surtout si la fresque est diffusée à chaud. Enfin, le visuel hiérarchise idées, décisions et actions, ce qui accélère la mise en œuvre et limite les ambiguïtés.
🔗Une fresque structurée réduit les malentendus (thèmes, liens et décisions sont explicités).
🙋♀️Le visuel augmente la participation (participants plus enclins à s’exprimer et à corriger en direct).
Un visuel n’est pas « joli » par défaut. Il doit être structurellement lisible : titres clairs, blocs homogènes, flèches et connecteurs cohérents, contraste suffisant.
Pour ancrer ces réflexes dans vos équipes, Idéeïne vous forme à la facilitation graphique ou au scribing. Son objectif : vous apprendre à structurer un visuel efficace, pratiquer l’écoute active, choisir des pictos lisibles et produire des synthèses utiles, même sans « savoir dessiner ».
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Comment ça marche ? La méthode « Avant / Pendant / Après »
La réussite d’un scribing tient autant à la préparation qu’à l’exécution en live et au suivi. Suivre quelques étapes simples permet d’obtenir un rendu clair et utile à l’équipe.
Avant : cadrage et préparation
Précisez l’intention en la formulant sous forme de questions pour aligner tout le monde dès le départ :
- Que voulons‑nous obtenir à la fin ? Informer, co‑construire ou décider ?
- Quel livrable attendons‑nous ? Une synthèse, une liste d’actions, une décision formalisée ?
- Qui doit être impliqué et à quel rôle ? Porte‑parole, décideurs, contributeurs, observateurs ?
- Quel niveau d’engagement visons‑nous ? Échanges ouverts, arbitrage, validation finale ?
Listez 3 à 5 messages clés et validez l’agenda. Repérez la salle (distance de lecture, éclairage, emplacement de la fresque). Choisissez le support (papier grand format ou tablette) et préparez une charte visuelle : titres, pictogrammes, codes couleur.
Pendant : posture & écoute active
Le scribe récolte les idées, regroupe par thèmes, relie avec des flèches et nomme les décisions. Il structure l’espace : titre principal, colonnes, îlots. Les métaphores rendent les concepts accessibles. La reformulation visuelle en direct corrige immédiatement et évite les quiproquos.
Après : finalisation & diffusion
La fresque est photographiée ou scannée en HD, titrée et livrée.Conservez également l’original (papier ou fichier) comme trace officielle de la séance.
À quoi sert la fresque après la réunion ?
Elle devient un repère commun, pour une équipe, une association, un collectif citoyen, un réseau professionnel ou une institution. Elle aligne les messages, facilite la restitution et sert de mémoire des décisions et contributions.
Le saviez‑vous ?
Une fresque bien structurée se lit en diagonale : titre → thèmes → décisions. Cette trajectoire de lecture facilite la restitution et la communication interne.




Scribing en action : exemples terrain et résultats
Le scribing n’est pas réservé aux « créatifs ». Il sert des objectifs très opérationnels : clarifier, décider, mémoriser et communiquer.
Scribing en direct par Idéeïne pour la semaine Erdre Vivante 2025
Lors de la soirée de lancement à l’Hôtel du Département (Nantes), Corinne Landais, d’Idéeïne, a réalisé en direct une fresque intitulée « l’Erdre et vous ». Le dispositif associait prises de parole institutionnelles, témoignages de quatre acteurs clés du territoire et contributions du public. Pendant que l’animatrice recueillait et cadrait les échanges, Corinne cartographiait les thèmes, faisait ressortir les liens et mettait en évidence les points clés au fil de la soirée.
Résultat : une trace utile, immédiatement réutilisable et fédératrice, qui sert de repère pour la restitution et la suite des actions.
Ce que la fresque a rendu visible
Au centre de la fresque, l’Erdre est représentée comme un fil bleu qui relie témoignages, usages et engagements. Autour, des visuels (héron, grenouille, roselières, barques, sportifs) donnent corps aux paroles du public et des acteurs du territoire.
- Préserver ce bien vital : l’eau
Qualité et quantité apparaissent comme des priorités. La goutte d’eau et les mentions sur les affluents rappellent l’enjeu écologique et sanitaire.
- Accueillir la biodiversité
La présence du héron, de la grenouille, des oiseaux et des roselières symbolise un milieu vivant à protéger et restaurer. Le mot‑clé « biodiversité » revient comme un axe d’action.
- Agir ensemble avec tous les acteurs
Institutions, associations, professionnels et citoyens sont co‑mentionnés. Les silhouettes groupées et les flèches de liaison matérialisent le travail collectif : « agir ensemble ».
- Un lieu nature et d’évasion
Souvenirs de balades, de baignades, de pêche et la formule : « Sauvage et secrète, l’Erdre donne tant à découvrir pour rêver » (étoile, cœur) soulignent l’attachement sensible au territoire.
➡️ Cette cartographie visuelle met en lumière la richesse des points de vue et une convergence d’attentes : protéger l’eau, favoriser la biodiversité, coopérer durablement et préserver l’Erdre comme espace de nature et d’évasion.

Ce que cela a changé pendant et après
La fresque a structuré la conversation, légitimé chaque voix en la rendant visible et fourni un support concret pour la communication post‑événement (diffusion, affichage) et les réunions de suivi. Réalisée en 1 h 30, elle était lisible immédiatement et a servi de point de ralliement au moment du pot : les échanges ont repris sur des bases communes, avec un meilleur alignement.
➡️ Se former à la facilitation graphique / scribing
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➡️ Scribing en direct pour vos événements
Vous préférez une fresque visuelle en live, sur‑mesure pour votre public ? Corinne d’Idéeïne réalise le scribing de vos rencontres (séminaires, concertations, conférences) afin de clarifier les échanges, valoriser les contributions et fournir un support réutilisable dès la fin de séance.
Contactez‑nous pour parler de votre projet.
Le scribing transforme vos réunions en fresques visuelles impactantes. En live, il aligne les esprits, rend visibles les liens et ancre les décisions. Après la séance, le livrable devient un support de mémoire et un outil de communication.
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Le scribing est une prise de notes visuelle en direct. Il cartographie idées, liens et points clés en une fresque lisible qui sert de mémoire commune et prépare les décisions.
Non. Des formes simples et une structure claire suffisent. L’essentiel : écoute active, hiérarchie visuelle et vocabulaire de pictos.
Souvent 60–90 min pour un temps fort. Jusqu’à 2 h sur des formats denses. La fresque est lisible immédiatement à la fin.
Choisissez un emplacement visible, un éclairage correct, une distance de lecture suffisante. Alignez l’intention et 3–5 messages clés. Expliquez le rôle du visuel dès l’ouverture.
C’est un repère commun : affichage, restitution, suivi d’actions, onboarding. Elle stabilise la mémoire collective et facilite la mise en œuvre.

